Histoire du punk au Pérou
L'histoire commence dans les années '80, juste au moment où le régime dictatorial pris fin au Pérou. C'est à cette époque que le mouvement débuta, avec une absence totale de ressources… sauf peut être pour quelques groupes inconnus qui commencèrent à jouer, comme KOLA ROCK et BENITO LACOSTA. Ces groupes ne firent pas vraiment partie de la scène underground reconnue. En 1983, LEUZEMIA apparu comme le premier vrai groupe underground du pays. Ils exprimaient leurs idées contre le système. A ce moment de nombreux groupes rejoignirent cette nouvelle scène. L'un d'eux étais le groupe DEL PUEBLO, du folk-rock urbain, avec le coordinateur d'un parti de gauche. En 1984, un paquet de groupes débutèrent, et la plus part d'entre eux était d'excellent groupes de hardcore, comme AUTOPSIA, de fusion avec VALIUM ou de punk rock comme ZCUELA CERRADA. En 1985, pleins de groupes: GUERRILLA URBANA, DELIRIOS CRONICAS, NARCOSIS FEUDALES, ERUCTO MALDONADO, PANICA, FLEMA, LUXURIA, PSICOSIS, SOCIEDAD DE MIERDA, JUVENTUD LA CAIGUA, EUTANASIA… Il existait un document vidéo créé à l'Université Thesis, appelé "Subterranean Screams". A la fin de 1985, LEUZEMIA réalisa un LP. C'était, et c'est toujours la première réalisation péruvienne sur vinyle. Il a été produit très négligemment, sans aucune promo, mais ça ne l'a pas empêché d'être épuisé instantanément! C'est une des raisons qui à poussé le groupe à se séparé vers 1986… ainsi que l'émergence d'un marché pirate qui chercha à faire de l'argent avec la scène underground. NARCOSIS splitta aussi, sans avoir pu réaliser un LP. 1986 vit apparaître la fameuse compile avec treize démos de groupes comme FRENTE NEGRO, ERUCTO MALDONADO, EXODO, CONFLICTO SOCIAL, RADICALES, SDM, SOCIEDAD ANONIMA… Les groupes de cette compilation parlaient de répression, de chômage, de génération niquée, du système… Le groupe G-3 apparu en Janvier 86 (quasiment le même line-up qu'AUTOPSIA). Tout comme KAOS, FOSA COMUN, LA RESISTENCIA, plutôt influencé par les groupes de hardcore ricain. GUERRILLA URBANA changea de nom pour ATTAQUE FRONTAL (incluant le chanteur d'AUTOPSIA) et devint un des groupes punk les plus important du Pérou. Le label français, NEW WAVE rds réalisa leur EP en 1987. PANICO devint DESCONTROL, après avoir sorti une demo en '87. A la même époque, c'est au tour de G-3 d'en sortir une, nommée "un nuevo enemigo". ERUCTO MALDONADO réalisèrent l'album "que pacho", puis un second, pour finalement splitter en 1988. Avec l'effort collectif des groupes KAOS GENERAL, Dr. HC et SENTIDO COMUN on eut un super endroit pour faire des concerts. Ca s'appelait THE HC HOUSE. En 1989, beaucoup de groupes crossover émergèrent, genre DESARME, REQUIEM, INSANER, SITUACION HOSTIL… Le premier groupe noisecore apparu en '89, ATROFIA CEREBRAL, qui balançait un point de vue politique bien féroce. Ils réalisèrent six demos avant de splitter en 1993. En 1991, G-3 réalisa sa seconde demo "en llmas" et DESARME sortie la sienne, intitulée "porque?". D'autre groupes firent leur début, comme PATENDO TU CARA, DICTADURA DE CONCIENCIA, NADA TUYO, RUPTURAS, MALA FE, ESTADO DE SITIO, SNA… En 1994, LEUZEMIA se reforma (sans le chanteur d'origine) avec l'album "a la mierda lo demas". En 1995, les groupes DIOS HASTIO, 3 AL HILO, MELCHORMALO firent leurs premiers pas. De nombreuses années ont passées, et nous avons actuellement un mouvement appelé "ESCENA DE ROCK NACIONAL" qui comprend un paquet de groupes qui sont dans le punk mélodique… et le néo-metal de merde! 6VOLTIOS, NI VOZ NI VOTO, DALE VUELTA, DEMENTE COMUN, ATOMICA, SUDA… Tous ces groupes jouent depuis 5 ou 6 années, font des shows avec un max de promo, apparaissent dans les programmes radio ou télé… et le problèmes est qu'ils se considèrent toujours punk et DIY. Heureusement qu'à coté une scène bien underground s'est développé depuis la fin des années 90, supporté par des groupes comme AUTONOMIA, GENERACION PERDIDA, LOS REZIOS, SABOTAGE, SQP, EX-KUPIDOS, IRREVERENTES, GRITO DE MISERIA, EPIDEMIA PUNK, DESAKUERDO… Des groupes qui se bougent et font beaucoup d'efforts, comme LOS REZIOS par exemple, qui a sorti un split EP avec un groupe d'Allemagne, AUTONOMIA qui a deux demo et maintenant un CD, GENERACION PERDIDA ont une split K7 avec IRREVERENTES et un album "contra toda autoridad… resistencia anarchopunk". Toujours dans cette même scène, nous avons quelques groupes (ALHAMBRE, SEKO, ANFO, METAMORPHOSIS, DIAZEPUNK…) qui autogérent leurs propres activités. Par exemple les gars de SEKO s'occupent du petit label RENACER rds (quelques compiles avec de groupes péruviens et sud-américains), ANFO ont aussi leur label, NOSOTROSMISMOS rds. Ils ont sortis deux compiles et leurs deux CD. Ils ont aussi un chouette EP, sorti aux Usa, avec la coopération de divers labels. Honnêtement, je dois admettre que notre scène n'est pas tellement unie… Il y a pleins de personnes qui ne sont pas réellement dans le mouvement punk, genre qui se considèrent comme tel, tout en ayant un manager, ou qui refusent de jouer pour moins de 200 ou 300 dollars… Des groupes comme LEUZEMIA ou MASACRE CHARGE ne jouent pas à moins de 800 dollars pour les gros concerts. Et à l'opposé, t'as des gens qui font de leur mieux pour organiser des soirées sans faire de profits, en perdant quelque fois des thunes, uniquement dans le but de diffuser leurs messages… Justes parce qu'ils sont punk ou du moins croient sincèrement en ce qu'ils font… Hélas, ce genre de principe, n'est pas l'apanage de la majorité des gens qui prétende faire partie du mouvement punk!
Par José du groupe DIOS HASTIOS
José M.
PO box 4370
Lima 1
PERU
dioshastio@yahoo.com
2005