Un
rythme de parution très soutenu et un contenu toujours d'excellente
qualité pour ce zine à l'épaisseur respectable. La
mise en page est lisible et va à l'essentiel, texte condensé
avec ce qu'il faut de photos en illustrations. Le sommaire éclectique
aborde bien sur le hardcore moderne et old school, styles de prédilection
de David, mais n'hésite pas à s'intéresser au punk
rock avec une interview des Brixton Cats et même au hip-hop féminin
avec Princess Anies. Enthousiaste mais réfléchi, David reste
à l'écart des phénomènes de mode, meilleure
preuve de son esprit critique: l'interview des Brixton Cats qui n'hésitent
pas à éluder certaines questions épineuses ou à
faire semblant de ne pas les comprendre. Dur dur de créer une légende
mais faut pas prendre les punk rockers pour des canards sauvages! On retrouve
un peu ici l'esprit de Vendetta, autre zine qui n'hésite pas à
prendre ce genre de risque. Les chroniques sont très nombreuses
et elles aussi variées (quelques péchés mignons fort
inattendus) mais c'est la revue de presse qui retiendra notre attention
tant le nombre de fanzines chroniqués est impressionnant. Comme
quoi ce serait bien ceux qui font des fanzines qui en lisent le plus.
[EARQUAKE # 88]
Gros zine de
64 pages A4 avec une présentation très jolie (j'adore
la couverture!). L'originalité de ce zine plutôt hardcore
est dans son ouverture d'esprit, tant au niveau des sujets abordés,
du genre musical que de la géographie des groupes. Une certaines
fascination pour le Japon avec des chroniques mangas et films, ainsi
qu'un groupe de punk hardcore japonais (EVERYBODY'S ENEMY qui ne se
foulent pas beaucoup malgré d'excellente questions). Sinon en
interviews il y a aussi BRIXTON CATS (se foulent pas beaucoup non plus,
avec en plus un coté pédant cf "c'est pas moi qui
l'ai dit", bonjour les bourrins), CHAROGNE STONE (HC crust), OLLIB
(photographe musical très bavard et passionnant, avec un petit
coté élitiste), PRINCESS ANIES (rappeuse, intéressante
mais peu consciente du rap bizness), DAMAGE CONTROL (HC de Norvège,
gentillet), MAIOLAN (activiste chinois qui dresse un excellent portrait
du punk en Chine) et ONE MORE SEASON (HC féminin, interview très
sympa). Sinon il y a des présentations des scènes d'Austin
(Texas), de Russie, des Philippines, divers textes de tous pays, des
photos, des chroniques zines, disques longues et détaillées.
Encore du super taf, mon zine HC préféré.
[APATRIDE # 7]
Cool! Je suis
bien content de le recevoir cui la! Excellent fanzine musical, aux larges
horizons (tant d'un point de vue musical - rap, hardcore, punk .- que
d'un point de vue geographique -report scene des philipines, ou de russie-,
ou encore d'un point de vue politique -bon article sur la pologne, question
pertinentes aux brixton cats, .) on ajoute a ca un dossier manga, un
dossier film de kung fu, de bonnes interviews de Ollib, de princess
anies, ou de damage control et ca donne une ttrreess ttrreeesss bonne
lecture! Enjoy!
[TAKE MY BREATH AWAY webzine]
L'ami xDavidx
est de retour avec le numéro 3 de Mononoke, l'un des zines céfran
parmis lequesl je peux dire que je m'identifie le plus actuellement.
En effet, David touche aussi bien le punk que le hardcore tout en étant
branché par les scènes un peu plus éloignées
si je puis me permettre, ce qui n'est pas loin de me déplaire.
Ce numéro ne déroge pas à la règle et le
sommaire est là pour le prouver, Brixton Cats de Paris d'abord,
groupe dont la demo m'a vraiment plu, cependant leurs propos me semblent
par moment un peu confus et certaines réponses auraient méritées
d'être plus approfondies; cependant l'ensemble reste intéressant.
Vient ensuite l'interview de Charogne Stone, un peu décevant
pour ma part, même si le nom est assez rigolo. L'interview du
photographe sXe Ollib m'as plus interpellés que le précédent
car plus développé, le mec fait un effort d'expliquer
ses choix et j'avoue qu'il est assez convaincant. L'autre particularité
de ce zine, est son ouverture à d'autres horizons comme le hip-hop
avec ici Princess Anies. Très belle demoiselle dont je n'avais
jamais entendu parler, et dont je me suis empressé de me renseigner
plus sur elle et d'essayer d'écouter un peu, même si ma
culture dans la matière reste limitée. On a également
les interviews de One More Seasons, emocore féminin, Damage Control,
excellent groupe de oldschool ainsi que Everybodys Enemy groupe nippon/québécois
officiant au Japon. Intéressant mais pas assez poussés
dans les réponses. Tout cela est bien sur ponctué de chroniques
zines, mangas, cinoche asiat, un interview intéressant sur le
punk en Chine que je conseille à tout le monde de lire et des
scene-reports de Russie et Philippines. Encore une fois je vous encourage
tous à prendre contact avec les groupes et personnes de ces pays,
vous découvrirez des gens intéressants et de bon groupes
de qualités. Pour conclure, je dirais qu'encore une fois le résultat
de ce numéro peut justifier son attente…
[GONNA MAKE IT #4]
C'est un pavé
que je reçois dans ma boite au lettre. Une soixantaine de pages
A4 avec au programme des interviews dans des styles bien variés
(EVERYBODYS ENEMY, ONE MORE SEASON, BRIXTON CATS, DAMAGE CONTROL, PRINCESS
ANIES…), des chroniques de mangas mais aussi de disques et zines,
des scene-report des Philippines et de Russie que j'ai trouvé
bien cool à lire, pleins d'infos dedans. On peut lire aussi un
texte assez imposant sur la Pologne et un scene-report de Chine transformé
en questions réponses. Bref, y'a tellement de truc dans ce zine,
que j'ai pas envie de faire un inventaire des trésors cachés
dedans. Un bon zine bien varié quoique un peu gros en fait. [UNDERWOOD
# 2]
3ième
numéro pour MONONOKE et 2ième que je lis. Après
un édito où David exprime son mécontentement face
à des personnes qui ne se rendent pas compte du taf et de l'investissement
d'un zine, réponse courte et à priori face à la
scène de Corée ou d'Indonésie. Il a raison et je
partage d'ailleurs ses opinions. Au sommaire, interviews de BRIXTON
CATS, CHAROGNE STONE, PRINCESS ANIES, DAMAGE CONTROL, EVERYBODYS ENEMY,
ONE MORE SEASON. Les questions et les réponses sont intéressantes,
des sujets autres que la musiques y sont traités et David a un
bon feeling, il va au bout des choses. Des reports fait par des activistes
de la scène et là aussi, j'aime beaucoup. On en apprend
donc sur la Chine, la Pologne, les Philippines. Situations sociales
et politiques ainsi que des contacts des groupes, zines et distro. C'est
vraiment important pour moi d'avoir un regard sur l'extérieur
et c'est vraiment un point fort du zine. Divers textes et une rubrique
mangas et des films. Des textes de chansons, ça c'est bien cool.
Ollib un photographe est interviewé, intéressant et avec
de belles photos. Et le point de vue d'un personnage de la scène
dont on ne parle moins souvent. Un avis sous un autre angle. Bonne initiative.
Pleins de zines avec contacts postaux, prix et bonnes descriptions.
Des chroniques tout pays, tout style et une bonnes listes de distro
s'ajoute au reste du zine. Ce qui donne un excellent zine, en tout cas
j'aime bien MONONOKE et la façon dont David vois les choses et
gère le tout. Une valeur sure des zines récents et quelqu'un
avec qui je partage des idées. Très sympa, à encourager
ou découvrir. Vivement le # 4. [LA SILENCIEUSE DECHEANCE
# 1]
Comme d'habitude, beaucoup à lire dans Mononoke. Conséquence directe, je
ne vais pas chercher la petite bête dans cette masse textuelle, sans
quoi ça va tenir sur 2 pages. En plus des chroniques skeuds, zines,
mangas, ciné (essentiellement asiatique), David a interviewé tous ces
gens-là : Brixton cats, Charogne Stone, le label « exotique » Cat food
money (www.catfoodmoney.org <http://www.catfoodmoney.org/>), le groupe
de HxC norvégien Damage Control mais aussi le photographe rock Ollib
pour un entretien vraiment passionnant. Le gars fait des réponses
réfléchies et plutôt longues, il faut dire aussi que David l'emmène sur
des terrains qu'il maîtrise bien, mais c'est là toute la qualité d'un
bon intervieweur, et David en fait assurément partie. En revanche
d'autres ont quelque peu tendance à saboter le boulot, comme le groupe
de HxC japonais Everybody's enemy, dont les réponses sur la société
japonaise sont pliées en 2 lignes. Comme à son habitude, David ne se
limite pas à l'horizon punk et assimilé, puisqu'il donne la parole à une
rappeuse, Princess Anies. Évidemment, les considérations sur le D.I.Y.
et le non-profit ne sont pas les mêmes que dans le milieu punk, mais il
est intéressant de voir que visiblement, on partage des stéréotypes sur
nos scènes respectives. Le rédac-chef a obtenu le concours « d'envoyés
spéciaux » pour des présentations des scènes punks russe, philippine et
chinoise. Il y a quelque chose qui me chagrine un peu après cette
lecture : la très grande majorité des groupes, semble-t-il, chante en
anglais. Est-ce que les préoccupations d'impérialisme culturel sont
moins ancrées en Chine et aux Philippines qu'en France ? Un groupe
français chantant en Anglais sera fréquemment critiqué pour cause de
volonté opportuniste à s'imposer aux E.-U. - même si, soit-dit en
passant, cette propension est risible - , or il semble bien que cette
tendance soit essentiellement franco-française. Visionnaires ou
réactionnaires, les frenchies ? Je termine à propos de Mononoke en
mentionnant un article sur la situation sociale en Pologne et un texte
sur l'imagerie et le fantasme politique émanant des musiques
industrielles. Chose qui a l'air de tenir à coeur à David puisqu'il l'a
repiqué d'un autre fanzine. Voilà, comme d'habitude, c'est agréable à
lire (même si fautes d'orthographes, il y a...), intelligent et bourré
d'infos. [NYCTHEMERE # 03]
J'ai regardé il y a peu le manga BD Princesse Mononoke pour ne pas être en reste en japoniaiserie et... Et je suis tombé sur le cul (heureusement il y avait un coussin). Une merveille. Rien à voir avec les Mickonneries oualdisnesques. Je ne vous en dis pas plus, faites preuve de curiosité. Enfin cela me permet de comprendre le nom du zine de David et son engouement pour le fait nippon (et que je partage au moins pour sa culture en général). Bon Mononoke n'est pas un mangazine car il ne se lit pas par la droite, n'est pas parcouru par des enfants au grands yeux ouverts et des pikachous, il faut le savoir. Et puis si Mononoke n'est pas un zine dédié au cinéma, ses articles sur le cinéma asiatique ( et surtout le superbe "Le secret des poignards volants") ne dépareille pas un éclectisme culturel réjouissant. Un zine ce n'est pas une chapelle et donc David, tu en fais ce que tu veux... Sinon il y a des itws de Brixton Cats, Charogne Stone, Princess Anies, Damage Control, Everybody's Enemy et One more Season pour la partie Zik, et Ollib pour la partie Art plastique (photo). Tout ce petit monde a bien des choses à dire et le dit. Sinon David nous invite à voyager entre les scènes-report en Russie et aux Philippines et un excellent article sur le mouvement Punk en Chine, un autre sur le label Cat food Money Rds à Austin aux states, sur la vie en Pologne vue par un Punk de là-bas, la grève dure à Don Stroï à Moscou, des infos du Mexique, du Sahara Occidental, de Chine, et de Colombie, des chroniques ciné, BD, Zik et zines, abondantes et pleins d'adresses de VPC et labels. Si c'est bien ? Même Arielle Dombasle est d'accord ! [L'HEURE TARD]
3ème pavé pour David, Châtillon-en-Bazois est à feu et à sang, car une fois de plus ce numéro tue. Très varié, avec des interviews de groupes qui parlent un peu plus que de leur dernier cd. Au sommaire, le groupe oi! punk parisien Brixton Cats (qui rêvent d'une guerre civile en France pour que leurs textes soient réels), les déséquilibrés nivemais de Charogne Stone qui essaient de faire de la musique et de répondre aux questions, la meilleure interview revient au photographe straight edge OLLIB qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui est bien vrai et sincère, ensuite la rappeuse de l'écurie IV My People, Princess Anies, est bien bavarde, c'est cool même si je n'apprécie pas sa musique, les sxe norvégiens de Damage Control enchaînent. puis Everybody's Enemy, un groupe japonais qui sonne comme Reagan Youth et Germs parait il, hmmm, et puis pour finir le trio screamo HC de Montpellier, One More Season (sur leur forum, y'a des gens qui disent "kikoo" pour de vrai...)- Au milieu de ça, y'a plein de scène reports, sur Austin au Texas, sur la Russie, sur le punk en Chine (excellent), sur la Pologne, sur les Philippines, des chroniques de zines, disques et mangas et une rubrique appelée Plein Les Yeux. Vous savez, l'émission qu'animaient sur TF1 la distinguée Carole Rousseau et l'élégant Jacques Le Gros, où l'on voyait un cambodgien passer le mur du son en mobylette... ben là ça n'a rien à voir. Ce sont des chroniques de films. Ce zine est crucial. [HEY YOU # 11]
Mononoké est ce que l’on appelle un zine très bien ficelé. Je peux même
pousser le vice jusqu’à dire que c’est un exemple. Oui, un exemple. Car,
quand, comme David, vous produisez un pavé pareil de si bonne qualité, je ne
peux que crier des compliments ! La recette est pourtant simple et classique
: interviews, chroniques de disques et zines bien léchées à la pelle,
chroniques films et mangas mais ce qui différencie ces pages d’un zine
lambda : les scene report des « pays oubliés » et plein de textes d’infos.
Cette ouverture d’esprit et cette « solidarité punk internationale » est une
part très importante de ce zine, et c’est ce qui fait que je l’aime ! Ça
transpire la passion par tous les pores, ça dégouline de recherche et
d’implication ! Les questions sont toujours très pointues, intéressantes et
documentées, on regrettera donc les fainéants qui répondent en moins de
ligne que la question (mention b- pour Everybody’s enemy !)… Le sommaire est
lui aussi très varié : interviews de Brixton Cats (oï ! Paris), Charogne
Stone, Ollib (photographe SxE), Princess Anies (hip hopeuse), Damage
Control, Everybody’s Enemy (hxc japon), d’un punk chinois et One More Season
(emo Montpellier). Rajoutez à cela comme dit précédement des scene reports
des Philipines, Russie, et tellement d’autres choses encore !
Je ne peux vous conseiller qu’une chose : dégotez le vous le plus rapidement
possible et vous comprendrez ma passion pour ces pages ! [PLUS QUE DES MOTS # 1]
Un gros zine bien épais fait par David de Kawai Records, plutôt tourné
HardCore donc, mais très électrique épileptique éclectique en fait.
On trouve au sommaire aussi bien des interview d'Ollib - photographe
vegan straight edge et hardcore kid (yes, vive le jargon!) - , Damage
Control(HC de Norbège) et de Charogne Stone(HC de province) que Brixton
Cats (interview plutôt politique très interessante, d'ailleurs le groupe
esquive certaines questions, c'est dommage) ou Princess Anies (rap
féminin). Le cocktail est réussi et le zine porte bien son sous-titre
Sin Fronteras Ni Banderas. Au gré des 64 pages, on visite différentes scènes underground, un beau
voyage enrichissant, pas touristique. L'agence Mononoke nous emmène même
loin de la france prétentieuse et privilégiée et nous fait rencontrer
Remik, punk de pologne, qui nous parle de ce qu'il se passe dans son pays.
On continue vers l'Est avec un scène report de la russie, puis des
philippines, puis une interview de Everybody's Enemy (80's punk hardcore
du Japon). La dernière escale se trouve de l'autre côté de l'atlantique:
un court scène report du texas avec présentation d'un petit label de là
bas : Cat Food Money records. Un joli tour du monde! Mention particulière pour un court texte de David contre le fait de fumer dans les salles de concert. Par respect pour ceux (fumeurs ou pas) qui ne veulent pas passer des heures dans la fumée, allez fumer 10
mètres plus loin, siouplé!" [PERE CASTOR # 1] P