Voici donc une petite asso de la Nièvre profonde (vive le Morvan
libre!!), qui essaie tant bien que mal de diffuser l'esprit punk et
D.I.Y., en organisant des concerts au Café Charbon à Nevers,
mais aussi à Dijon (Tanneries), ou en Saône et Loire. Si
vous ne connaissez pas MALDOROR, vous connaissez sûrement LE festival
de l'été, j'ai nommé TODOS ES… et bien…
oui…voilà les responsables!
1.
Salut MALDOROR ! Merci de bien vouloir vous présenter, qui vous
êtes, age, job etc.?
Yves : J'ai 33 ans (un vieux con quoi !). Je bosse dans l'infographie,
et je me retrouve chez certains punks (enfin dans ma propre conception
du terme , et si ça veut encore dire quelque chose ?!)
Jean-marc est un peu plus vieux que moi, c'est un punk aussi (encore
plus que moi), il ne bosse pas et profite de la vie… d'ailleurs
je vais peut-être bientôt l'imiter!
Jean-Marc : Contrairement à ce qu’il dit, Yves est le principal
activiste de Maldoror ; c’est lui qui a les contact et qui a gardé
la foi (pas toujours, mais personne n’est infaillible). Comme
il le dit à mon propos, je ne bosse pas et je profite de la vie.
C’est vrai que je suis un vieil insouciant de 36 ans qui vit aux
crochets de la société. Par certains cotés, je
me considère comme punk, et d’un autre coté j’en
ai rien à foutre ! Y’a d’autres personnes dans l’asso,
mais par flemme, j’ai pas envie de les citer !
2.
Depuis combien de temps écoutez-vous du punk/HC ? Comment avez-vous
découvert ce genre ? Qu'est-ce qui vous a séduit dans
cette scène ?
Yves : Doit y avoir une vingtaine d'années que j'écoute
du Punk ou du Hardcore (c’est pareil dans mon esprit)… J'ai
commencé vers 14/15 ans à l'époque par écouter
des "vieux" groupes tels que les Stooges, MC5, et ensuite
les trucs "Chaos en France", Reich Orgasm, Kommintern Sect,
Camera Silens puis un peu plus tard les Bérus, à peu près
à la même époque, les trucs anglais genre Crass
(le plus grand groupe punk selon moi), Discharge, GBH, et encore un
peu plus tard d'autres trucs américains, Dead Kennedys, Black
Flag, Minor Threat… etc . La liste pourrait-être longue,
ça va du Punk au Hardcore en passant par la Oi. Evidement à
l'époque j'étais jeune, ce n'était pas facile dans
le contexte rural dans lequel je vivais d'avoir des infos, des skeuds,
et donc ma culture punk était un peu limitée. D'ailleurs
je n'écoutais pas que ça à l'époque, un
peu de heavy metal, du (mauvais) hard rock, de la pop 70's, quand j'avais10/12
ans il y avait des trucs comme AC/DC, Iron Maiden et… les Kiss
(mon premier 7")… bof, c'était la même chose
que maintenant avec Marylin machin et Slip-toque, je pense qu'à
cet âge-là on a besoin de cette imagerie à 2 balles!…
du moment que ça ne dure pas, y'a pas de mal. Enfin bref je prenait
un peu tout ce qui me tombait sous la main pendant quelques années…
C'est un peu plus tard, par dégoût et par révolte,
que j'ai recherché quelques alternatives, à ce que les
médias et l’establishment nous rabâchaient (ça
continue d'ailleurs) en permanence, sans compter que les textes, messages
ou discours de ses groupes était souvent sans aucun intérêt
voir tendancieux et parfois même carrément répugnants.
Je pense que c'est le coté "engagement politique" qui
m'a et continue de m'attirer dans ce milieu. Mais bon faut pas non plus
s'enfermer, j'écoute aussi pas mal d'autres trucs : du hip hop,
du ska (pas roots évidement), de l'electro, de la pop,…
Jean-Marc : Ben ouais, pareil ! Une bonne vingtaine d’années,
autant dire presque toute ma vie ! J’ai découvert ce genre
par rébellion, pas du tout par goût. Si j’avais pu
être punk en continuant d’écouter Joe Dassin, j’aurais
été ravi ! Comment je suis arrivé à la punkitude
? Je dirais par rébellion, pour m’auto citer (j’adore
me répéter et surtout parler de moi), parce qu’il
fallait que j’exprime mon mépris à la gueule de
mes vieux, de l’école, de la vie qu’on me proposait…
(c’est débile, c’est sûr, si j’avais
su à l’époque, j’aurais suivi une thérapie
!). Les rencontres sont importantes aussi ; par exemple : un jour, un
type m’a fait écouter Damned et découvrir la colle
à rustine… ça fait partie de l’apprentissage
avec la picole ! Et un autre jour, un type m’a parlé du
HC, et ça c’était important, parce que grâce
à ça, je pouvais assumer ma rébellion sans forcément
me défoncer ou me looker perfecto/crête et Cie… Une
révolution ! ce qui m’a séduit, serait trop long
à énumérer ici. Chaque époque apportait
autre chose, mais l’essentiel, c’était et c’est
encore de pouvoir exprimer et supporter mon mal-être.
3.
Maintenant présentez-nous Maldoror (équipe, statuts, buts,
date de création…)
Maldoror a été créée il y a 3 ans, et est
née des cendres d'une autres assos qui s'appelait CO2 Prod.,
qui avait vocation beaucoup plus large que Maldoror, notamment au niveau
des statuts. Maldoror est une asso Non-Profit, anticapitaliste et indépendante
destinée à la promotion et la production des artiste indépendantEs.
Mais a aussi vocation dans l'organisation de manifestations culturelles,
sociales ou politiques. Le nombre des membres varie en fonction de l'intérêt
que chacunE porte au différentes manifestations.
4.
Que signifie le nom Maldoror ?
Yves : c'est tiré d'un bouquin, "Les Chants de Maldoror"
d'Isidore Ducasse alias Comte de Lautréamont, auteur "maudit"
contemporain de Victor Hugo. Ce livre est un peu mon livre de chevet
en quelque sorte. C'est quelque part un hommage à ce merveilleux
auteur assez controversé mais tellement génial.
Jean-Marc : Je trouve que ce bouquin c’est de la merde, mais bon,
si j’avais dû me fier à mes goûts littéraires
pour trouver un nom à l’asso, elle se serait appelée
“La soupe aux choux” ou quelque chose dans le genre…
ça ferait pas très sérieux !
5.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de "monter" Maldoror
? Vous z'avez pas un jardin à vous occuper ?
Yves : Après 3 années d'existences certainEs membres de
CO2 prod. se sont un peu lasséEs, de plus nous n'avions pas touEs
les même visions concernant l'évolution de l'asso. Donc
quelques-unEs sont partiEs de leur côté et d'autres ont
monter Maldoror… Pour le jardin, ouais c'est vrai qu'on manque
un peu de temps … Jean-Marc, lui, fait pousser des fraises.
6.
Vous avez organiser combien de concerts jusqu'à présent
?
Sais rien… quelques dizaines peut-être. On comptabilise
pas!
7.
Financièrement, vous vous en sortez ? Quel est le budget moyen
pour une soirée? C'est pas un peu risqué de faire des
concerts en semaine ? (surtout à Nevers).
Financièrement, on arrive à s'en sortir pas trop mal,
enfin on se plante de temps en temps évidemment, mais bon c'est
pas trop catastrophique. Les budgets varient un peu à chaque
soirées, ça dépend de l'endroit où on fait
le concert, à Dijon ou à Nevers, mais c'est effectivement
plus risqué à Nevers, surtout en semaine, où on
a l'impression que le public préfère rester scotcher devant
sa téloche en attendant le week-end, plutôt que d'aller
au concerts… de plus les frais d'orga à Nevers sont plus
élevés qu'à Dijon.
8.
Touchez-vous des subventions ? N'est-ce pas contradictoire que le milieu
punk/HC demande de l'argent à l'état ?
Yves : Là tu as mis le doigt sur un désaccord majeur entre
les membres de l'asso. On est pas touTEs d'accords sur le sujet…
Pour être honnête, on a touché notre seule subvention,
sans avoir rien demandé, cette année, (760 euros), ce
qui n'est pas énorme, mais a permis de boucher un peu le trou
dans les finances du dernier festival Todo Es. Malgré tout c'est
notre argent quelque part, donc qu'il revienne comme ça et profite
au public… c'est contestable j’en conviens ! Mais bon on
se laisse aussi la liberté de refuser si ça nous chante
où éventuellement de refiler les thunes en trop à
d'autres causes… Nous pensons que c'est un petit plus c'est tout,
mais nous refusons quand même catégoriquement de ne fonctionner
qu'avec ça, on voit ce que ça donne, Cave à Musique,
Vapeur etc. hum quelle merde ces boîtes!
Jean-Marc : Perso, je suis d’accord pour pomper tout le fric qu’on
peut aux institutions, étant R-miste, je peux difficilement m’opposer
à ça. Mais pour être honnête, je ne me casserais
pas le cul à monter des dossiers pour ça ! Si il y a des
gens dans l’asso que ça branche, j’ai rien contre
; Il y a des budgets alloués aux assos, cet argent est là
qui existe et on ne te demande rien en contre-partie (pas toujours,
mais bon…), t’encaisses et tu vis ta vie. Si tu le prends
pas, cet argent servira à faire venir Gilbert Bécaud,
mauvais exemple, pire cet argent servira à faire venir Garou,
dans la grosse salle municipale ! Parce que même si ils vendent
les places à 25 euros, ça ne comblera pas son cachet !
En plus, dans le cas de la salle municipale, la sub. ne se limitera
pas à 760 euros ! enfin, tant qu’on ne fait pas venir Garou
on est tranquille !
9.
Que ce soit assos, labels, distros… ou dans la (sur-) consommation
de disques, il y a quand même beaucoup d'argent investit dans
la scène Punk/HC ; n'est ce pas un peu hypocrite pour un milieu
soit-disant anti-capitaliste ?
Jean-Marc : Mis à part quelques technique commerciales qui n’ont
rien à envier à notre bonne vieille société
capitaliste, j’ai rien à reprocher aux groupes, VPC, etc.…
Bon, d’accord je rigole, c’est pas tout rose, mais qu’est-ce
qu’on peu y faire ? On ne peut pas fonctionner sans thunes ! Et
puis ça n’a rien à voir avec de la capitalisation,
tant que ça reste non-profit… bon d’accord c’est
pas toujours le cas, mais… je ne m’était jamais vraiment
posé la question en fait !
Yves : Je suis moins catégorique que toi, David, je pense que
c'est important que des gens proposent des alternatives aux majors,
je pense surtout à la scène D.I.Y. et aux petits labels
indépendants, je pense qu'ils ne font en aucun cas du capitalisme
puisque la quasi totalité le font bénévolement,
et je dirais même qu'ils sont la soupape de sécurité
contre une standardisation et une lobotomisation tant recherchée
par les majors et les gros médias voir même le pouvoir!
Evidement il y a des dérive dans les "gros" labels
indépendants genre Epitaph, Burning Heart,… mais bon je
ne pense pas que ceux-là soient les pires. Malgré tout
c'est vrai qu'il est important de rester vigilantEs aussi bien en tant
que public qu'en tant qu'artiste. Enfin de la à devenir des produits
de consommation à la solde du pouvoir et de l'argent (chez les
majors), j'ai encore un peu confiance en les artistes qui sont sur des
labels indés.
10.
Vous avez déjà organisé des concerts de soutien
?
Oui bien-sûr ! On en fait même pas mal. Pas tellement à
Nevers, en fait, parce qu'on a un peu l'impression que le public s'en
fou du coté militant ou politique. D'ailleurs, le dernier concert
qu'on à fait à Dijon avec Maloka était en soutien
aux victimes et aux prisonnierEs de Gênes.
11.
Peut-on parler d'une scène Punk/HC dans la Nièvre (groupes,
public, zines, labels…)? La scène D.I.Y. est quasi inexistante,
pourquoi selon vous ?
Yves : Pour moi il n'y a pas de scène HC ou Punk dans la Nièvre,
(du moins dans le sens où je l'entends…) tout au plus quelques
individuEs isoléEs ou… perdus, le seul groupe que je connaisse
et qui ai un peu l'esprit punk c'est Mother Switch Stance (y'a au moins
deux bon punk dedans!). C'est mon point de vue sur la question…
qui d'ailleurs ne doit pas être partagé, mais j'm'en fou!
Quand à une scène D.I.Y… faudrait déjà
qu'il y ai des punks! Je pense que très peu de gens dans le Nièvre
seraient près à s'impliquer là dedans, enfin…
difficile à imaginer dans l'état actuel.
Jean-Marc : On peu aussi reprocher au mouvement D.I.Y. d’être
élitiste et inaccessible, et tu me croiras si tu veux, mais je
connais des gens très bien qui n’ont pas conscience de
l’existence du mouvement Punk D.I.Y. !
12.
Justement, parlons du public nivernais. Objectivement qu'est-ce que
vous en pensez? Vous n'avez pas l'impression qu'il est là que
pour le coté fête/musique bruyante ?
Jean-Marc : Salaud ! J’ai l’impression que tu as envie de
régler des comptes par notre intermédiaire . Franchement,
je n’attends rien du public de Nevers, si ce n’est de pouvoir
faire passer des groupes intéressants dans des conditions optimums.
Parce que l’impression que j’ai du public du Charbon, c’est
qu’il est uniquement consommateur, et que depuis le temps qu’on
fait des concerts là-bas, il y aurait dû y avoir interaction,
et y’a qu’dalle ! Bon faut admettre aussi qu’il n’y
a pas que des gens de Nevers qui viennent ; Et je pense que c’est
important de continuer à y faire des trucs, même si d’ici
quelques temps la question ne se posera peut-être plus, à
ce moment-là, on regrettera sûrement le temps des concerts
HC à Nevers !
Yves : Je suis un peu d'accord avec toi, rajoute le coté beuverie
et c'est bon, ahah! Mais bon c'est aussi la liberté de chacunE,
je ne peux pas émettre de jugement là-dessus ! En revanche
ce qui me dérange beaucoup plus c'est le manque de respect de
certainEs par rapport aux groupes/artistes, genre ceux/celles qui balancent
de la bouffe (ou de la bière) sur les groupes ou qui gueulent
aux étrangers essayant d'expliquer ce qu'ils font, qui ils sont,
ce qu'ils pensent, "on s'en fou! joue" ou "ta gueule,
parle français"… des bons vieux nationalistes?…
Non je ne pense pas… juste des beaufs bien lobotomisés
à l'image de la société dans laquelle on vit, les
mêmes d'ailleurs, qui font pas la différence entre un Skinhead
et un Bonehead! Enfin… faut pas généraliser non
plus y'a quand même des gens très bien dans le tas! Faut
les trouver c'est tout. Et pour finir je suis assez d’accord avec
Jean-Marc sur le coté consommateur de ce public, mais bon c’est
un peu partout pareil, à des degrés différents
certes… mais bon qui est-on nous aussi pour décider de
ce qui est bien où ce qui ne l’est pas ?
13. J'ai la désagréable impression que très
peu connaissent les groupes que vous programmez ? Je me trompe ? C'est
pas plutôt un public néo-metal-fusion-indus… machin
? Y'a qu'à mater les tee-shirts !
Yves : Il y a quand même des styles qu'on n'oserait pas programmer
à Nevers (Emo, pop, garage,…) néanmoins, je pense
que c'est important d'essayer de faire découvrir d'autres choses
aux gens, c'est la raison pour laquelle on programme des trucs différents
et pas toujours très connus, même si je pense qu'il n'y
a que nous et un petit groupe de gens que ça intéresse
vraiment! On en a rien à foutre de faire du fric, ou de se la
faire reluire parce qu'on a fait jouer tel ou tel grosse pointure. C'est
pas non plus spécifique à Nevers le fait d'aller voir
que des gros trucs, ou des groupes clichés à outrance
dont le médias nous bassinent la tête en permanence, je
crois que c'est un peu partout pareil, je pense que très peu
de gens en fait, font l'effort de réfléchir ou d'avoir
l'esprit un peu critique! C'est vrai aussi qu'une partie de ce public
n'est pas très regardant, ce sont les mêmes que tu vois
au concert de Mass Hysteria ou truc-muche-fora, que ceux qui viennent
voir Catharsis ? Mais bon en fait je m'en tape un peu… après
tout c'est la liberté de chacunE,… il est clair que perso,
je ne me déplacerait pas pour ce genre de groupe, parce que la
zique ne me plait pas et que je considère que leurs discours
n'ont pas grand intérêts, mais ceci est un avis très
personnel… en aucun cas une ligne de conduite.
14.
Il y a aussi un truc qui m'agace, c'est les pogos bourrins de certains
; est-ce dû à ce public "metal"? Cela ne vous
désespère pas de voir ça dans une scène
qui se prétend alternative ?
Jean-Marc : Je ne trouve pas le pogo spécialement violent, mais
plutôt caricatural ! C’est vrai que pour Raised Fist par
exemple, ça a atteint des sommets, mais c’est plus l’idolâtrie
qui en découle et ses conséquences qui me dérange.
Yves : Le pogo ne me dérange pas outre-mesure, à partir
du moment où il y a respect mutuel, je veux dire que si les gens
font attention de ne pas se blesser ou blesser les autres… Je
pense qu'il ne faut pas virer non plus à l'extrémisme
primaire et “ interdire” toutes les "danses" un
peu énergiques. Dans bien des cas, je pense qu'il s'agit plutôt
là d'un autre cliché (à l'image d'une certaine
scène New-yorkaise par exemple…) on peu y voir aussi une
sorte d'exutoire… j'insiste néanmoins sur le respect (dans
les deux sens), qui me semble être le plus important. Néanmoins
je n'ai jamais vu de gens réellement violents sur ce point ni
à Nevers, ni à Dijon!
15.
Vous organisez aussi des concerts au squat des Tanneries à Dijon
; quelles sont les différences majeures avec le café charbon
(organisation, ambiance, état d'esprit…)? Il y a des groupes
ou des styles que vous programmeriez au Charbon et pas aux Tanneries
et vice-versa?
Evidement, le public est la plus grosse différence… à
Dijon il y a énormément de punks et peu de HC kids, ou
de métalleux. C'est aussi beaucoup plus facile de programmer
des trucs variés et différents (de l'émo-pop jusqu'au
crust le plus brutal) à Dijon, le public y est plus ouvert et
plus respectueux. En revanche il ne sera moins acquis aux "clichés"
du HC ! Même si je trouve parfois le public dijonnais un peu extrémiste
sur certains points, je pense qu'il est plus réceptif à
ce qu'on fait. C'est aussi plus facile pour nous au niveau financier
à Dijon, les Tanneries ont un mode de fonctionnement alternatif
et puis, on va dans le même sens que le gens de Maloka par exemple,
donc ça créé des liens forcément. Ce qui
ne veux pas dire que ça soit inintéressant de faire des
trucs à Nevers, au contraire ! Faut plus cibler c'est tout, enfin
bon les deux on un intérêt.
16.
Qu'est-ce que vous pensez du Straight Edge ? Ils/elles sont plutôt
rares dans la Nièvre!
Jean-Marc : Rien à foutre du SxE en tant qu’étiquette
et surtout mouvement de mode… C’est dommage que ça
s’apparente automatiquement à ça, parce que l’idée
de base est plutôt intéressante. Y’a rien à
attendre à ce niveau-là ni à Nevers, ni au Todo
Es et ni à Dijon. La cloppe, la bibine et la dope sont omniprésentes,
et c’est ce conditionnement qui est gênant, le stéréotype
“ rockeur/défonce ” . D’un autre côté
l’imagerie SxE d’il y a 15 ans avec ses jeunes hommes beaux
et bien habillés n’est guère plus attrayante ; Je
ne te parle même pas de ce que ça a engendré ! Dans
un sens c’est pas plus mal qu’il n’y ai pas de scène
SxE, mais je pense que ça viendra forcément par opposition.
Yves : Un nivernais SxE… ahahah… Là tu t'attaques
à la culture même du Morvan (le rouge et le sauciflard),
ahaha… Dans mon esprit un SxE ne boit pas d'alcool, ne prend pas
de drogue et ne mange pas de viande mais n'est pas forcément
vegan (enfin c’est ma façon de voir le truc)… Je
ne suis pas SxE, je fume 10 clopes par jour, mais je ne me drogue pas
et ne boit de mon propre choix et surtout pas pour être “
accepté ” dans telle ou telle scène, j’en
ai rien à foutre ! Joli-Cœur (Jean-Marc) est SxE, lui…
Je pense néanmoins, comme Joli Cœur, que l’idée
de base est intéressante mais surtout que le SxE c’est
avant tout une démarche et une conviction personnelle, mais en
aucun cas une mode ou une religion… la guéguerre que se
font les straight et les non straight, à NY ou en Belgique, au
Vort’n’vis par exemple, ou partout ailleurs est pitoyable
et ridicule, je pense qu’un peu de respect (dans les deux sens)
serait bienvenu, il y a des combats (contre le fascisme, le capitalisme,
le machisme par exemple) qui sont beaucoup plus importants… donc
: respect!
17.
Vous avez rencontré beaucoup de groupes différents (des
anecdotes! des ragots!!!); Y'en a-t-il qui vous ont déçu
par leur comportement ou par leur contradictions? Les groupes américains
se la jouent parfois un peu rock-stars parfois ?
Jean-Marc : Rick ta Life est très gentil, il a une toute petite
voix fluette. Les skins de Discipline faisaient des bisous à
ma chienne de 5 mois avant d’entonner des chants de Vikings, ahah
c’était effrayant ! Tous les groupes qui passent par le
charbon ne résistent pas à la cuisine de Nathalie. Etc.
Yves : J'ai pas spécialement envie de balancer sur qui que ce
soit, de plus c'est vachement personnel. Je pense qu'on a fait jouer
beaucoup de groupes, qui ont tous à leur manières apporter
quelque chose de positif,… On a jamais eu de grosses mauvaises
surprises, on fait quand-même vachement gaffe à ce qu'on
fait, on connais suffisamment les groupes qu'on fait jouer pour savoir
de quoi il en retourne et ce qu'ils véhiculent… Bon il
y a parfois des plantades dues à notre naïveté ou
une méconnaissance du public à qui on s'adresse…
ex. : le concert de Discipline à Nevers… j'assume, ma méconnaissance
du public neversois… (certainEs, trop enferméEs dans leur
tête ou totalement idiotEs). C'est vrai aussi qu'il n'y a pas
de skins (ni de punks) à Nevers… donc les gens ne font
pas forcément la différence entre unE Bonehead et unE
SkinHead et encore moins unE Redskin! Il y a aussi un précédent,
il y a quelques années à Nevers, il y avait un paquet
de skins plus que douteux… rien d'étonnant à ce
que certainEs soient restéEs bloquéEs ! J'ai mal fait
mon boulot sur ce coup-là, j'aurais dû informer les gens
bien avant. Mea Culpa! Néanmoins il en ressort quand même
quelque chose de positif, le fait qu'il y ai quand même pas mal
de gens anti-fachos dans ce public, même si ils/elles se sont
vautrés sur ce coup-là, c’est bien ! Le comportement
des groupes américains (big brother) est un peu à l'image
de leur pays,… d'ailleurs, les suédois ne sont pas mal
non plus dans leur genre (excepté les groupes de Rodrigo)! Néanmoins
il ne faut surtout pas généraliser, il y en a une grosse
majorité qui sont vraiment des gens bien, Et les connards…
bof, vaut mieux les oublier, mais y’en a eu peu !
18. Vous écoutez quoi en ce moment ? Quels sont les groupes
que vous aimeriez faire jouer ?
Jean Marc : Milwaukee, Dugong, Standstill, Vanilla, 3 Minutes Poetry,
Painted Thin, etc… beaucoup de groupes européens plutôt
punk mélo, émo…
J’aimerais bien faire jouer Dugong, Standstill, Hot Water, Leatherface…
après ça je serait comblé ! Il ne manquerait plus
que Jimmy Eat World et je décroche complètement.
Yves : Tragedy, Hot Water Music, From Ashes Rise, Bjork, Stanstill,
Romeo Is Bleeding, Submerge, Fugazi, La 5e Colonne, Newborn, Yage, Milemarker,
Fine Before You Came, Zegota, Envy, et quelques vieux trucs, Dive, Crass,
Rawness, 1134, What's Wrong, Uniform Choice, Leatherface, Heimat-los,
Uranus, Harum Scarum, Rubish Heap, Pitfall,…
Pas forcément envie de faire passer tel ou tel groupe, on fonctionne
pas comme ça : on nous propose certains trucs et on fait ou pas,
en fonction de nos humeur du moment.
19.
Parlons du festival TODO ES. Pourquoi un tel festival? Comment vous
est venue l'idée? Pensiez-vous qu'il serait devenu aussi réputé?
Il attire quand même une grosse partie du milieu DIY ! Sur ce
festival, il n'y a pas que le coté zique, il y a beaucoup de
tables de presse/info/politique/militante… est-ce important pour
vous?
Jean Marc : Parce qu’il y avait déjà un festival
à Luzy et ça c’est orienté naturellement
vers ce genre de zik. Sûrement pour plusieurs raisons, mais la
principale correspond à ce que Yves avait envie de faire. Je
ne faisait pas partie de Luzy 1ère mouture, je suis arrivé
en tant que membre d’un groupe pour le 1ère version du
Todo Es de Larochemillay. Je ne sais pas si on peu dire qu’il
est réputé, mais si c’est le cas, ce n’était
pas prémédité, mais c’est la preuve que ça
manquait. Sinon y’a un autre festoche dans le genre et cette année
ça va assurer au niveau de la prog. Les organisateurs/trices
sont nettement moins branleurs/euses que nous.
Yves : Comme on te l'a dit Maldoror est né des cendre de CO2
prod. et à l'époque, on faisait un gros festoche qui s'appelait
“La Oreja Rota”, quand on décider d'arrêter…
on s'est retrouvé un peu comme des conNEs, à ne plus avoir
rien à faire… C'est à ce moment-là que sont
arrivés d'autres gens dans l'asso (Joli Cœur le premier
et d'autres ensuite), comme on est à peu près sur la même
longueur d'onde, on a monté ce projet tous ensemble. On voulait
surtout “cassé” le truc précédent,
c'est pourquoi le premier Todo Es était assez extrême musicalement…
Nous pensons que le côté politique (engagement) compte
autant que le côté zique… Le coté “réputé”
on s'en fou royalement, on le fait toujours dans le même esprit
libertaire; c'est vrai que ça rassemble pas mal d'activistes
des scènes punks et HC, qui sont touTEs devenuEs des amiEs qu'on
a plaisir à revoir chaque année, et surtout pas pour des
raisons élitistes… Concernant la prog. on essaie de faire
jouer des trucs de qualité qui aient un intérêt
politique en plus de la zique… Pendant un moment certainEs on
même dit que c’était la réponse française
au V’N’V, mais bon c’est ceux/celles qui n’étaient
jamais venuEs chez nous ! D’un autre coté on est pas les
seuls à faire ça, y’a un autre fest. dans le genre
à Rennes-sur-Loue (près de Besac) à peu près
dans le même esprit et les organisateur/rices sont vraiment bien
sympathiques.
20.
Et puis, franchement le site est superbe, ce grand champ dénivelé
au milieu des collines et forêts du Morvan, ça l'fait bien
! Vous avez dégoté l'endroit comment ? L'après
festival (nettoyage, rangement…), ça ce passe comment ?
Et la population, elle n'est pas trop effrayée de voir tout ces
punks, crusties et autres freaks?
Les terrains et la ferme appartiennent à une amie qui nous les
prêté gentiment, et on les lui rend complètement
dévastés… honte à nous!! On est toujours
plus nombreux/ses (et motivéEs) pour le montage que pour le nettoyage,
c'est évident… c'est vrai que c'est chiant, mais on se
marre bien quand même, on est souvent carrément crevéEs
et découragéEs… mais bon c'est pas grave, ça
fait partie du truc et de ses aléas…
Les rapports avec la population locale se passent très bien,
évidement ils/elles ont eu quelques appréhensions (la
peur de l'inconnu), mais ils/elles ont très vite vu que tous
ces gens étaient très sympathiques, malgré leurs
différences.
Jean Marc : Ça appartient à une copine qui a besoin de
sentir que “ça brasse”. L’après ou même
l’avant et le pendant festival se passe bien. Mais ça pourrait
être mieux ! Y’a un paquet de gens motivés du coin
ou d’ailleurs (Dijon, St-Vallier, St Etienne, Lyon…), mais
aussi un bon paquet de gens intéresséEs (d’ici et
d’ailleurs). C’est vrai aussi qu’on est assez laxistes
et qu’on estimes que chaque personne de l’orga est responsable
et digne de confiance ; c’est pas du-tout le cas ! Notre problème
cette année sera de “discipliner” l’orga et
de virer les profiteurs (t’imagine l’horreur) et, pire,
de fliquer le public ! On est obligés d’en arriver là,
on est trop gentilLEs et on se fait déborder… Ça
pourrait aussi être une raison d’arrêter le festival,
parce que ça va à l’encontre de nos convictions
et de nos personnalités ! Pour ce qui est de bouleverser la population,
c’est tout simplement jubilatoire !
Yves : Ouais ! Pareil ! En revanche, je ne suis pas du tout d'accord
avec toi, les punks, les crusties ou autres ne sont en aucun cas des
freaks, je trouve le terme carrément péjoratif d'ailleurs,
j'apprécie tous ses gens tels qu'ils/elles sont! Et ce festoche
n'est pas un putain de zoo ! (ne t'énerve pas Yves, c'était
juste un terme pour désigner des personnes, dont le look n'a
pas grand chose avec la masse…)
21.
En gros il y a combien d'entrées chaque années ?
C'est variable… dans les 1000 / 1500… enfin on ne sait pas
bien, et en fait on s'en fou, on est pas là pour faire du chiffre!
L'important c'est que tout le monde passe un bon moment!
22.
Vous nous préparez quoi pour le prochain ? Y aura-t-il des trucs
extra-musicaux : débats, projections, spectacles…?
Jean-Marc : Indispensable ! Ça ne s’imagine même
pas sans ! Le mouvement Punk/HC c’est construit comme ça
et c’est comme ça qu’on le conçoit.
Yves : … mais la prog est en cours… On essaie de rajouter
du théâtre, et du spectacle. on a aussi prévu d'élargir
le style musical au hip hop, garage, etc.… mais bon c'est toujours
en travaux…
23.
Qu'est-ce que vous détestez dans le milieu Punk/HC ?
Jean-Marc : Bordel, par où commencer ? Bon, ce qui me gonfle
dans le mouvement punk, c’est le coté passéiste,
nostalgique pas du tout punk en fait ! Bon d’accord c’est
pas toujours évident d’aller de l’avant, et c’est
tellement plus confortable de rester bloquer sur ce qu’on connaît
et qu’on maîtrise. Le punk, je l’ai vécu comme
une révolution et j’ai du mal à accepter sa conformation,
les archétypes me pètent bien les couilles, toutes ces
divisions avec ses codes vestimentaires et mondains. Tu ne peux pas
être pris au sérieux si tu ne correspond pas à ce
qu’il faut être ! Heureusement c’est pas systématique…
J’ai l’air de m’en plaindre, mais j’y contribue,
comme tous les punks.
Yves : Je pense à peu près comme Joli Cœur, mais
ce que je déteste le plus, c’est comme dans tous les milieux,
l'intolérance, l'extrémisme et la connerie…
24.
Et qu'est-ce qui fait que vous y restez?
Yves : peut-être le fait qu'il y en ai (des connards) un peu moins
qu'ailleurs… et aussi par goût musical…
Jean-Marc : Je ne me pose même pas la question. Une grosse partie
de ma vie s’est faite autour et avec le punk , et en même
temps, j’ai l’impression que c’est une parenthèse
et que ça n’a pas plus d’importance que ça.
25.
Vous faites attention au prix d'entrée des concerts, vous seriez
plutôt non-profit ou préférez-vous augmenter un
peu le prix des entrées pour aider un peu plus les groupes ?
Jean-Marc : On propose une somme aux groupes en leur expliquant notre
optique, et soit ils adhèrent, soit ils restent chez eux. On
essaient qu’ils soient défrayés et qu’il n’y
en aient pas certains plus payés que d’autres… tout
ça se marchande et c’est pas le plus drôle. En fait
on est tellement D.I.Y. qu’on est déficitaires !
Yves : néanmoins, c'est pas toujours facile de faire des concerts
pas cher, mais bon on essaie! dans certains cas on est un peu obligéEs
de s'aligner sur les prix pratiqués dans le lieu où on
est. Et bien souvent on est obligéEs de louer le lieu ou du matos,
parfois on fait jouer des groupes qui demandent un fixe, et tout ça
se répercute sur le prix d'entrée… néanmoins
on n'est pas là pour capitaliser! On ne bosse pas pour Univers
Sâle!!!
26
Parce que certains sous prétexte de DIY non-profit radical, peuvent
proposer des conditions vraiment merdiques aux groupes ! Faire plus
de 800 bornes dans une camionnette pourrie, pour avoir à l'arrivé
une feuille de salade et un yaourt en guise de repas et aucun endroit
pour dormir, c'est plus que limite ?!? N'est-ce pas quelque part un
comportement d'exploiteur? Pas très punk tout ça!
Yves : La aussi, tout est une question de respect! J'ai pas l'impression
d'être un profiteur, on s'arrange toujours pour rembourser aux
artistes, au moins leurs frais de déplacement (quittes à
perdre un peu de thunes nous même!) Mais c'est clair qu'on ne
va pas donner un cachet énorme à un groupe, on ne fait
pas jouer les groupes professionnels qui sont déclarés
à l'URSSAF (l'état étant le plus grand voleur reconnu,
non?) où ceux qui ont déposé leurs morceaux chez
ces escrocs de la Sacem, il et hors de question qu'on leur file le moindre
centime.
Jean-Marc : Parce que tu crois que les conditions sont meilleures pour
nous ? Ça représente du taf ces concerts ou ce putain
de festoche. Ça prend du temps de tout mettre en place et on
a rarement le temps de voir les groupes qui nous plaisent ! Et puis
je le répète, ça correspond à un état
d’esprit, soit le groupe accepte, soit pas ! Et puis vue, par
exemple pour le festoche, le nombre de groupes qui nous contactent 8
mois à l’avance, y’a pas à se poser de questions
sur leur motivation ! Pour ce qui est des assos profiteuses, on espère
ne pas en être… mais si c’est le cas dit-le nous,
sachant que de toutes façons on ne changera rien, on est tous
logés à la même enseigne et on ne veut pas de stars
!
27.
Justement quels conseils et erreurs à éviter donneriez-vous
à quelqu'un qui aimerait organiser des concerts ? Y-a-t-il des
trucs à déclarer à la SACEM et autres organisme
merdiques du même genre?
Yves : Il faut principalement éviter tous les groupes qui ont
déposé leur morceaux ou qui sont inscrits à la
Sacem, sinon cette belle institution te vole entre 5,5 et 12 % de ton
chiffre d'affaire, et ce, que tu sois bénéficiaire ou
déficitaire ils n'en on rien à foutre (réjouissant
non? T'as envie de te faire chier à organiser des concerts quand
tu vois ça! non?) Et si tu as quand même une déclaration
à remplir, il faut ajouter PAI (Producteur ou Artiste Inconnu)
en face de chaque morceaux; il y a quelques années ils nous ont
taxés sur des groupes qui n'avaient aucun morceaux déposés!!
(quand je te dit que ce sont des voleurs!!!). Idem pour l'URSSAF, ne
surtout rien déclarer et refuser les contrats de vente ou les
intermittents. Faire signer par les artistes un papier attestant qu'il/elles
on reçu la somme de x en guise de défraiements ou remboursement
de frais occasionnés par le trajet et stipuler qu'ils sont venus
jouer bénévolement.
28.
Vous écoutez autre chose à part du punk/hc ? Vous seriez
branchés pour organiser des soirées hip hop ou techno
avec des artistes ayant une bonne démarche ?
Jean-Marc: Non rien d’autre que du Punk/HC à part 2 ou
3 exceptions. Mais pour ce qui est d’organiser des concerts différents,
pas de problèmes, si la demande correspond.
Yves : J'aime bien le Hip Hop, j'en écoute un peu, de l'électro,
de la musique de l'est, du Free-jazz (vraiment free), de l'indus et
un peu de classique (mais surtout pas religieux)… J'ai une profonde
aversion pour les musiques “festives” genre reggae, ska
roots, variétoche, tamtam… je ne sais pas d'où ça
vient, je ne supporte pas, ça m'est et me rend vraiment désagréable,
j'en écoute jamais. Et ouais, on fait aussi d'autres trucs que
du punk ou du HC, on est pas enfermés… du moment qu’on
va dans le sens de notre ligne de conduite… mais c’est pas
possible avec certains styles de zik (le reggae en est l’exemple
le plus représentatif !)
29.
Comment choisissez-vous les groupes de première partie ? Groupes
locaux, coup de cœur, amiEs…
Oui, groupes, amiEs, coup de cœur ou coup de main à des
groupes qui cherchent des dates et à qui on essaie de rendre
service…
30.
Quels sont vos futurs projets? label, zine… ça ne vous
tente pas?
Yves : y'a pas mal de trucs en cours… d'abord un zine qui devrait
voir le jour d'ici peu, et un peu de prod., l'album d'HK devrait débouler
d'ici fin juin, la campagne présidentielle qui arrive aussi et
donc par le fait du collage et de l'info… On pense aussi organiser
plus de concerts dans notre coin la saison prochaine, tout en continuant
aux Tanneries… et au café charbon bien qu’on attende
de voir comment ça va évoluer d'ici la rentrée
avant de s'engager.
31.
Bon j'arrête-là… votre calvaire prend fin! A vous
de finir : coup de gueule, infos, blagues… ce que vous voulez
quoi!
Yves : Je trouve qu'on c'est déjà pas mal exprimés!
Juste un grand merci à toi pour cette interview.
[MONONOKE #01]